Le Vendée Globe prend ses quartiers à Paris
La Tour Montparnasse aux couleurs du Vendée Globe. Photo : Claude Stéfan.
Au PC course inauguré hier à Montparnasse, le public pourra assister aux liaisons radios quotidiennes avec les skippers, jusqu'à fin janvier et l'arrivée des premiers concurrents.
Les skippers sont partis diman-che vers de nouveaux horizons.Pas forcément des plus accueillants. Le golfe de Gascogne, on le sait, s'est révélé impitoyable. Depuis lundi, le village du Vendée Globe aux Sables-d'Olonne, a lui aussi levé le camp. Le PC course s'installe au pied de la tour Montparnasse, à Paris. Dans un cadre nettement moins tempétueux. L'espace de 700 m2 est précisément situé esplanade Jean-Tossan, entre la tour et les Galeries Lafayette.
Le PC course, qui bénéficie d'une formidable publicité grâce à une affiche de 3 300 m2 collée au sommet de la tour, a été inauguré hier. Un PC qu'on peut qualifier de « centre névralgique » de l'épreuve. La direction de course sera présente 24 heures sur 24 h, pour « veiller à la sécurité des marins », explique Philippe de Villiers, président du conseil général. C'est également ici que le service presse et la production audiovisuelle établissent leurs quartiers.
Un espace de 200 places
Mais le PC course visera surtout à rendre accessible le Vendée Globe au plus grand nombre. Parisiens, Vendéens, ou autres voyageurs de la SNCF. Un espace de 200 places sera ouvert tous les jours de 10 h à 19 h. Avec, de 11 h 30 à 13 h, les vacations quotidiennes des skippers, animées par le journaliste de radio Pierre-Louis Castelli. La première partie, de 11 h 30 à 12 h 20, sera consacrée aux concurrents français. La deuxième partie, de 12 h 20 à 13 h, aux coureurs étrangers. Enfin, tous les jeudis, de 17 h 30 à 18 h 30, une émission de radio reviendra sur les faits de la semaine.
« Depuis que le Vendée Globe existe, nous étions des bohèmes à la recherche d'un abri », rappelle Philippe de Villiers, tout à sa satisfaction. Mais désormais, place à la course. A 12 h 08, Pierre-Louis Castelli s'est jeté à l'eau, et a établi le premier contact radio avec un coureur, Jean-Pierre Dick (deuxième du classement hier à 11 h). « On peut être difficilement mécontent de la situation, acquiesce le skipper de Paprec-Virbac. C'est en tout cas plus sympa, qu'affronter les trombes d'eau du golfe de Gascogne. Il fait plus chaud et j'ai commencé à voir des poissons volants. »
A tour de rôle, les circumnavigateurs prendront ainsi la parole. Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), navré : « Le bout-dehors (brisé après sa collision avec un cargo) a été refait. Beaucoup de travail a été remis en cause pour un accident bête. » Ou Michel Desjoyeaux (Foncia), qui est « comme dans une voiture de flics qui courent après les bandits ». Le PC course retournera aux Sables-d'Olonne, fin janvier, pour l'arrivée des premiers skippers.
Christian MEAS.
Ouest-France