Fagor-Brandt : quatre jours de chômage partiel
Fagor-Brandt annonce 4 jours de chômage partiel sur ses sites de La Roche et Aizenay en décembre. La mévente du sèche-linge en Espagne se fait sentir.
L'entreprise d'électroménager grand public Fagor-Brandt a annoncé, hier, en comité d'entreprise extraordinaire, que ses deux sites vendéens de La Roche-sur-Yon et d'Aizenay subiraient quatre jours de chômage partiel en décembre. En principe, les 18, 19 et 22 et 23. Une annonce qui n'est pas une véritable surprise. Fin septembre, Thierry Lafarge, le directeur des deux sites, expliquait déjà que la crise, et notamment l'explosion de la bulle immobilière en Espagne, gros client via les commandes de Fagor, allait avoir des conséquences sur la production. Ce que confirment les syndicats. Sud estime qu'il manque 66 000 sèche-linge (à chargement frontal ou par-dessus) par rapport aux prévisions 2008. Nicolas Rouger (CGT), parle, lui, d'un « déficit de 90 000 produits (sur 400 000) en 2008 ».
Le secteur production touché
Les membres du comité d'entreprise ont appris que la direction allait demander à tous les salariés - qui en avaient encore en stock - de prendre leurs jours de congés (RTT, etc.) sur les quatre jours de chômage pour ne pas être pénalisés au niveau des salaires en décembre. Des mesures qui ne touchent que le personnel posté sur les lignes de production, à savoir 350 personnes sur 584 salariés actifs.
Tout le monde ne pourra pas le faire, redoutent unanimement les syndicats : « Une nouvelle fois, ce seront les moins payés qui vont trinquer », regrette Luc Neau, de la CGT. Selon Sud, certains salariés de la production pourraient perdre entre 20 % et 30 % du paiement de ces quatre jours : « Une fois de plus, les bas salaires vont être pénalisés alors que la direction aurait dû prendre en charge à 100 % le manque à gagner », critiqueMichel Tourancheau.
La direction, de son côté, confirme qu'il aura bien quatre jours de chômage partiel en décembre, suivant des modalités qui « seront confirmées lors du comité d'entreprise du lundi 24 novembre ». Elle précise que « les sites ne seront pas fermés et que les mesures ne touchent que la production, le reste du personnel étant traité au cas par cas ». Pour Fagor-Brandt, la décision a été prisedans « un souci de maîtrise des stocks ».
Marc LAMBRECHTS.
Ouest-France