Qovop : quand on veut, on peut ! Cinq lettres pour une devise : rien n'est inaccessible à qui se donne la peine. Baptiste Berthelot (à gauche) et Manuel Lizé, devant le bateau qu'ils sont en train de rénover à Moreilles. « Fou, candide,mais réalisable »
En novembre 2009, ils partiront de la Baie de l'Aiguillon pour un périple de vingt mois. Leur embarcation : un monocoque de 1974, long de 11 mètres, acheté l'été dernier à Saint-Tropez. Dans un jardin de Moreilles (sud-Vendée), ils procèdent actuellement à sa rénovation complète. En autodidactes. « Ça nous prend plus de temps, mais on fait tout nous-mêmes », indique Manuel Lizé (2).
« Notre projet peut paraître candide, poursuit-il. Au départ, quand on en parlait, personne ne nous prenait au sérieux. Ce projet est fou, mais réalisable. La navigation, ce n'est pas notre domaine de compétence, mais on ne fait pas ça n'importe comment. On n'est pas totalement inconscients : on ne fait pas le Cap Horn ou des coins aussi difficiles. » Pour atteindre leur étoile, ces deux Indiana Jones en herbe ont potassé récits de voyages de « tourdumondistes », recueilli les conseils de skippers et de professionnels (électriciens, plombiers, ébénistes). Rien n'a été laissé au hasard. Ni le stage de voile pour faire le tour de Bretagne, histoire d'acquérir les bases de la navigation. Ni l'entraînement physique : Manuel et Baptiste sont très sportifs. Et encore moins les aspects administratifs (visas) ou politiques (problèmes de piraterie).
Au printemps, quand Harlequin se sera fait une nouvelle jeunesse sous le nom de Qovop, ils l'emmèneront en mer. Pour apprendre à bien le connaître et tester ses réactions. S'entraîner encore et encore. Savoir comment tracer sa route, gérer la vie à bord. « On s'est renseigné auprès de marins. Ils nous ont dit qu'on pouvait partir avec une expérience réduite », assure Manuel.
L'environnement en toilede fond
Tout au long de leur tour du monde, Manuel et Baptiste feront des reportages photos et vidéos sur les hommes et les femmes qui travaillent dans le milieu marin. « Nous leur demanderons si l'environnement a un impact dans l'exercice de leur métier, s'ils ont constaté des changements climatiques... », explique Manuel. A leur retour, ces documents seront présentés sous forme de conférences ou d'exposition auprès de leurs divers partenaires et mécènes. Des institutions et des entreprises qu'il faut convaincre. Certains, comme la maison de la mytiliculture (Charente-Maritime), leur ont déjà apporté leur soutien. Et un célèbre navigateur pourrait les parrainer.
Marie LAUDOUAR.
(1) Pour en savoir plus ou devenir partenaires : www.qovop.eu
(2) Un ami de Baptiste, Mickaël Lajeunesse, les aide pour la rénovation. Mais il ne devrait pas être du voyage.

heureuse découverte au centre ville de LA ROCHE. les plats typiques des ANTILLES et de LA REUNION...

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