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Seulement six jours après avoir été greffé d'un rein, Daniel Montassier, en pleine forme, sur son lit d'hôpital au CHU de Nantes. Il témoigne à l'occasion de la journée nationale du don d'organes, samedi 10 mai. Il faut dire que Daniel a toujours fait preuve d'une énergie et d'une volonté exceptionnelle face à la maladie, une maladie rare qui s'est déclarée en 1982. « J'avais 23 ans et j'espérais être greffé avant de devoir être dialysé » Malheureusement, cet espoir s'écroule en 1986 : ses reins ne fonctionnent plus. Il commence le cycle des dialyses, trois fois par semaine. Il choisit de les effectuer à domicile afin de gagner du temps et pouvoir continuer à travailler.
Un an après, jour pour jour, à 28 ans, Daniel recevra son premier don d'organe, un rein qui remplira fidèlement sa mission pendant « 15 ans, 3 mois et 6 jours ». Le couperet tombe alors : le rein greffé lâche à son tour. Il lui faut reprendre le chemin des dialyses « que je décide d'effectuer de nuit afin d'être disponible pour mon travail et mes fonctions au sein du conseil municipal de L'Épine ». Et surtout, immédiatement, Daniel s'inscrit sur la longue liste des demandeurs de greffes « afin de pouvoir, à nouveau, vivre sans cette machine. »
Cadeau d'anniversaire
Bien que la procédure soit plus difficile pour une seconde greffe, Daniel n'a jamais perdu espoir durant les quelque 5 ans qu'auront duré les dialyses. L'espoir et la patience ont payé : coup de fil un samedi d'avril à 18 h 13 : « Nous avons peut-être un rein pour vous, on vous tient au courant, où êtes-vous ? » Calmement, Daniel s'organise pour le côté pratique et va tout de même souhaiter l'anniversaire d'un ami. Il est en train d'écrire « joyeux anniversaire en ce si grand jour ». L'ami n'a pas le temps de demander pourquoi « si grand jour » est souligné trois fois car le téléphone sonne à nouveau : « Appelez votre ambulance, vous partez ! »
Daniel raconte « je n'étais pas énervé, pas euphorique, il fallait que je sois efficace ». A 20 h 40, il arrive au CHU de Nantes, tout le personnel l'attend. Il sera dialysé à minuit, la greffe arrivera à 3 h 46. « C'est là que mon inquiétude a commencé à monter car il fallait attendre trois heures pour connaître les résultats des tests de compatibilité ». A 8 h 30 : « Monsieur Montassier, c'est bon, ça chauffe pour vous ! » A ce moment Daniel s'autorisera à se laisser envahir par la joie : « c'est mon tour et c'est moi qui ai la meilleure compatibilité ! » Ensuite, tout ira très vite, il entre au bloc à 11 h 10. « Je ne suis pas anxieux, tout le monde est très calme et je m'endors pour une nouvelle vie. »
Une nouvelle vie sans dialyse, une nouvelle vie pour laquelle il doit être très vigilant et respecter des règles très précises d'hygiène de vie... Mais Daniel a confiance : « Je suis heureux et pas inquiet pour l'avenir, je sais que ça va marcher, les résultats sont bons »
Ses projets ? « Penser à moi pour que mon rein tienne le plus longtemps possible par respect pour moi, le donneur et sa famille car je pense tout le temps avec gratitude et respect à la personne qui m'a offert ce rein, qui m'a fait don de la vie. »
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