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Matthieu Jonca : « Il ne faut pas voir que les notes mais regarder l'ensemble. Il faut comprendre où sont les difficultés de l'élève. » : Photo C.B.Bilan pédagogique
Quand par le passé, les parents faisaient la démarche d'inscrire leurs enfants à des cours de soutien, « de plus en plus de lycéens viennent désormais nous voir d'eux-mêmes. Ensemble, nous faisons un bilan pédagogique. Il y a un accompagnement en fonction de leur(s) besoin(s). Certains ont besoin de canaliser leur stress quand le jour de l'examen, ils ont tendance à paniquer et perdent leurs moyens. D'autres viennent consolider leurs bases ou combler des lacunes ».
Des élèves en cours de soutien, 80 % sont des lycéens. Le « gros » des troupes vient bien sûr à cette époque de l'année quand pour les terminales, par exemple, l'épreuve reine pointe son nez à l'horizon. Avec ces cours, ils préparent également les examens blancs.
Petits groupes
Cinq élèves maximum par professeur, la formule des cours de soutien peut paraître efficace quand dans certaines classes, des professeurs doivent gérer plus d'une trentaine d'élèves. « Certains professeurs ont confiance en nous, d'autres par contre dénigrent notre travail, admet Matthieu Jonca. Moi, je suis convaincu que nous sommes complémentaires. On ne refait pas les cours, on fait surtout de l'application. » Et cela marche, semble-t-il, quand la majorité des élèves ont des résultats positifs. « À condition qu'ils travaillent. Car c'est le fruit de leurs efforts qui le permettra. »
C.B.