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Venant d'un milieu modeste, « il savait qu'il était difficile aux gens de pénétrer dans un musée, sa démarche a alors été d'amener l'art dans la rue, là où il y a plus de monde », explique Gisèle Toutain, sa femme. Il se nourrissait du quotidien, l'attente dans un aéroport qui l'horripilait, les terrasses de cafés, les corridas pour les tenues flamboyantes des toréadors, « mais aussi pour leurs attitudes. Il était toujours à la recherche du mouvement » un mouvement qu'il veut léger malgré les rondeurs de ses personnages, un mouvement en suspens exprimé uniquement par le corps. Le visage reste minuscule, ne comptant pas « car il voulait que tout le monde se reconnaisse. Tout est suggéré, coquin mais jamais vulgaire ».
Dans cette exposition, une sculpture a toujours un lien avec une toile, « une histoire qu'il se racontait en créant ». Des histoires de cacophonie musicale, un thème sans doute marqué par les sept ans de solfège que sa mère lui a contraint à prendre sans toucher un instrument, des scènes à vélo « car son meilleur ami était cycliste. La danse est présente aussi, c'était un excellent danseur ». Plus de 130 oeuvres sont présentées au public jusqu'au 31 août.