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Des pneus et des palettes ont encore brûlé hier près du centre des marées, à la Cabaude et devant le centre Leclerc : des actions spectaculaires pour maintenir la pression. : Photo Roberte JourdonUne avancée sociale
L'actualité, pour eux, c'était le matin au comité local des pêches où le président, José Jouneau, a rendu compte de la réunion avec le préfet la veille au soir et a préparé la nouvelle rencontre hier après-midi avec Thierry Lataste. Concrètement, il s'agit de voir comment organiser le volet social de cette grève. Les marins sont à terre depuis samedi dernier et certains armements risquent d'être rapidement en difficulté. Paul Lurton, directeur des Affaires maritimes de Vendée, a assisté, à la demande du préfet, à la réunion des pêcheurs et confirme : « Je n'étais pas là pour cautionner le blocus, mais comme représentant de l'État. Il faut voir les mesures à mettre en place rapidement au plan départemental. Il y a déjà cinq armements qui se sont fait connaître pour monter des dossiers d'aide. Les représentants des marins ont été invités à entrer dans la dynamique du plan Barnier et à trouver des moyens de compensation des déficits d'exploitation ».
José Jouneau a relevé un bon point après la réunion l'après-midi avec la présentation du cahier des charges du « Plan bleu » et des modalités d'accompagnement du point de vue social à l'instar de ce qui a été mis en place pour la crise de l'anchois avec les pêcheurs de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « On a surtout abordé le volet social, l'aspect financier par rapport à ce qui se passe. On sera reçu à la sous-préfecture lundi avec les différents organismes et les banques partenaires. On note la volonté du gouvernement de tranquilliser les marins. Sinon, c'est le stand-by. Il y a donc du positif. Il prend conscience que les pêcheurs sont en grande difficulté. » Aujourd'hui, une délégation a rendez-vous avec un conseiller régional.
Répercussions directes
sur toute l'activité portuaire
Il paraît en effet urgent de désamorcer un mouvement qui peut dégénérer en une crise plus large. L'action des marins a déjà des conséquences directes sur toute l'activité portuaire, réparation et chantiers navals ; dans les filières en aval, les mareyeurs et les poissonniers détaillants sont très inquiets. Les marins pêcheurs sablais, eux, voient avec satisfaction que la grogne monte ailleurs. « Ça discute dans les ports. L'Aiguillon-sur-Mer est solidaire, Yeu nous a adressé un message de solidarité et est prêt à se joindre à nous. On n'a pas de nouvelles de Noirmoutier, mais ça bouge dans les ports normands, Port-en-Bessin, Granville, Dieppe... ». Les comités locaux des pêches de La Turballe et du Croisic se réuniront samedi à 8 h pour se déterminer. Tandis qu'aux Sables, le blocage du port continue aujourd'hui.