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Hier, les pêcheurs restés aux Sables ont de leurs côtés fait monter la pression au fil de la journée. Fumigènes, pneus embrasés, conteneurs à papiers incendiés... Une cinquantaine de marins se sont notamment attaqués aux palmiers de la place de l'hôtel de ville. Hier, les pêcheurs restés aux Sables ont de leurs côtés fait monter la pression au fil de la journée. Fumigènes, pneus embrasés, fusées de détresse, conteneurs à papiers incendiés. Une cinquantaine de marins se sont notamment attaqués aux palmiers de la place de l'hôtel de ville...
L'Ile d'Yeu. Les marins doivent se réunir à 11 h. « Pour l'instant c'est confus. On attend que le comité national envoie les mesures du plan Barnier » indiquait hier soir le comité local.
Saint-Gilles reste vigilant. Les ports de plaisance et de pêche sont restés fermés hier. Les marins ont mené quelques expéditions, notamment dans les hypermarchés, jusqu'à Nantes, « sans empêcher les gens de travailler », précisent-ils. Ils faisaient fermer les rayons poissonnerie. Au cours de la nuit de mardi à mercredi, ils avaient déposé devant le centre de marée pour en bloquer l'entrée, un ancien bateau civellier en bois de 9 m. Ils projettent de brûler le navire échoué sur la chaussée, et rebaptisé du nom du chef de l'État. « Nous ne menons pas d'autres actions en ville, pas de feu surtout parce que les vents pousseraient la fumée vers les commerces. On n'a pas oublié leur soutien. » Ainsi un marin explique-t-il ce calme relatif. Quant au résultat des négociations, il a été accueilli avec une évidente réserve. Une réunion est prévue ce jeudi à 9 h. Mais déjà, tous ne sont pas décidés à reprendre la mer.
Noirmoutier en attente de décisions. Les professionnels de la pêche étaient ce mercredi, une nouvelle fois en réunion pour faire le point sur la situation. « Pour l'heure, on poursuit le mouvement comme les jours précédents. C'est-à-dire, les grosses unités restent à quai », a fait savoir, Edouard Dattin, secrétaire du comité local des pêches. Pour les petits côtiers (fileyeurs et ligneurs) : « Nous avons opté pour la même position qu'à la Turballe, au Croisic et à l'île d'Yeu... Ils sont libres de sortir travailler. On est conscient qu'ils ont besoin de faire du chiffre d'affaires. Ceux qui sortiront ne seront pas montrés du doigt ! ». Ils se réuniront à nouveau jeudi. « On aura plus d'éléments puisque notre président sera rentré de Paris. Nous serons donc plus en mesure de savoir qu'elle suite sera donnée ».
Bousculade dans les stations essence. En marge du conflit des pêcheurs, ce sont plusieurs centaines d'automobilistes qui se sont encore bousculés dans les stations essence, hier. Un scénario ubuesque alors que le dépôt de carburant de Donges (Loire-Atlantique), chargé d'alimenter le département en carburant, fonctionne toujours normalement. A La Roche, on a même frisé la panne d'essence en milieu d'après-midi et vers 18 h, il n'y avait plus de gazole dans deux stations sur quatre, aux Herbiers : Leclerc et Total. « Il n'y a pas pourtant aucun problème d'approvisionnement. Les stations vont être réalimentées », martèle la préfecture.