Pas de miracle à La Parée Jésus
Henri Moréno a testé, lui-même, la nouvelle et splendide salle couverte montoise, qui servira de cadre aux finales, jeudi, si le temps n'est pas clément. Ce qui ne devrait pas être le cas. Photo : Christian Laumonier
Si la Coupe de Vendée fait le plein aux Sables-d'Olonne et, à un degré moindre, à Saint-Gilles-Croix de Vie et aux Herbiers, en revanche, on assiste à une baisse significative des participants lorsque vient le tour de Saint-Jean de Monts.
L'année 2008 ne sera pas l'exception qui confirme la règle. Le record d'inscrits, plus de 500, ne sera pas battu. Les organisateurs s'y attendaient. Mais avec moins de trois cents participants depuis le 11 avril, c'est tout de même une petite déception.
L'essence trop chère
Une déception qu'Henri Moréno, qui a donné son nom à cette Coupe de Vendée, explique par deux raisons très simples. Une première à laquelle on s'attendait. Une seconde, beaucoup moins. Sauf, en y réfléchissant un petit peu.
« Saint-Jean-de-Monts est excentré. C'est une réalité géographique qui ne nous a jamais échappé. On savait pertinemment qu'on aurait moins de monde sur les courts. D'autre part, en quelques mois, le prix de l'essence a vraiment flambé. C'est devenu très, très cher. Et les joueurs hésitent de plus en plus à faire beaucoup de kilomètres pour disputer un tournoi ».
« Pas gagné d'avance »
Ceci dit, cela ne remet pas en cause la pérennité d'une épreuve, qui fête sa 14e édition et dont la renaissance avait justement eu lieu sur ces mêmes courts de La Parée Jésus à Saint-Jean de Monts. Pour le plus grand bonheur d'Henri Moréno, président du Comité départemental à l'époque.
« Ce n'était pas gagné d'avance, se rappelle-t-il. Mais depuis le début, on a conservé pratiquement les mêmes partenaires, c'est dire si nous continuons d'être dans le vrai ». Et pour mémoire, 197 joueurs avaient participé à cette résurrection en 1995.
Julie Hervé et Jean-François Planchais favoris
C'est dire s'il ne faut tout de même pas faire la fine bouche avec ces 238 joueurs. Dont le gratin ou presque du tennis vendéen. Seul Guillaume Coubard (TEY), vainqueur l'an passé, ne sera pas là. Pour le reste, le plateau est plutôt alléchant. « On a vraiment les tout meilleurs et la compétition est très relevée », se réjouit Henri Moréno.
Planchais favori
Si la lutte devrait être âpre pour la victoire finale en 2e série, Julie Hervé (-15 TEY) pourrait tout de même se succéder à elle-même. Côté messieurs, en l'absence de Marc Legris, un grand habitué de cette Coupe de Vendée, mais qui est dorénavant licencié à La Baule, c'est plus indécis.
Le nouveau venu de Saint-Nazaire, Jean-François Planchais (-2/6 TEY) partira avec les faveurs du pronostic.
Mais le finaliste du Critérium de l'an passé devra toutefois se méfier de Guillaume Coubard (0 TEY), vainqueur en 2007, et d'Etienne Leitte (0 TEY), très bon actuellement.
Sans oublier, un éventuel invité surprise.
Christian Laumonier
Presse-Océan