Paroles d'étudiants : « La ville est sympa, mais... »
Aurélie, animatrice à radio Graffiti, a commenté la visite guidée. :
Une vingtaine d'étudiants ont embarqué jeudi soir pour une balade en bus, à la découverte de la ville. Impressions.
18 h, jeudi soir, rue du Maréchal-Foch. Un joyeux brouhaha s'échappe du bus spécial, mis en place à l'initiative de la Ville. Micro en main, Aurélie, animatrice à radio Graffiti, commente en souriant l'itinéraire qui défile sous ses yeux. Une vingtaine d'étudiants ont répondu présent à la visite guidée, organisée dans le cadre des Estudiantines. Impressions saisies au vol avant et durant la balade.
Les enthousiastes. Chaleureuse, à taille humaine : une partie des étudiants sont séduits par l'activité qui règne sur les rues commerçantes du centre-ville, souvent bercées de musique. « La Roche-sur-Yon est une ville pittoresque. Tout est petit et parfois, il m'arrive de marcher dans la rue sans croiser personne. C'est impossible chez moi ! », explique Kendra, 22 ans, assistante en anglais au lycée De Lattre-de-Tassigny, fraîchement débarquée de Washington.
Autre point fort, notamment auprès des garçons : les équipements sportifs, nombreux et à des tarifs accessibles, quoique très dispersés. Côté insolite, les rues rectilignes remportent également l'adhésion de quelques étudiants. « Les artères principales sont en forme de pentagone. Quand on se perd, on est sûr de revenir à son point de départ. C'est sécurisant, même si finalement, j'arrive quand même à m'égarer », raconte Vincent, un jeune Nantais de 18 ans.
Les réservés. Le manque d'animations et la fermeture des commerces alimentaires et des cafés, jugée « trop précoce » sont pointés du doigt. « La ville est sympa, mais pas hypervivante ! Si on veut manger, il faut s'organiser pour faire ses courses dans la journée, plutôt que tard le soir », juge Clara, une élève infirmière de 17 ans. Le style napoléonien a également ses détracteurs, plutôt nombreux. « Cela donne un aspect trop strict et austère, une ambiance lourde et triste », lance Athenaise, 19 ans et fraîchement débarquée d'Angers.
Élisabeth PETIT.
Ouest-France