Galerie photos
Quizz : testez vos connaissances sur votre ville !
Vos plus beaux coins de Vendée
Co-voiturage









Le Super U de Boufféré devrait ouvrir prochainement, avec un mois de retard sur la date initiale d'ouverture. : Photo Rachel BertrandEst-ce la fin d'une affaire à rebondissements ? Jeudi, la Commission départementale d'équipement commercial (CDEC) a délivré une autorisation d'exploitation pour l'enseigne Super U à Boufféré.
Situé sur la zone de la Bourie, le magasin, prêt à fonctionner, devrait donc pouvoir ouvrir ses portes dans les prochains jours. Si tout va bien...
Satisfaction du maire
Joseph Chatry, le maire de Boufféré, se dit satisfait de cette nouvelle décision. « La Communauté de communes, qui a compétence dans l'aménagement du territoire, a toujours soutenu le projet depuis le début. Aujourd'hui on peut regretter tout ce qui s'est passé, mais le Super U est prêt à ouvrir. » Il ajoute : « Les entreprises, les locomotives de l'économie, sont là, mais la dynamique commerciale est freinée. Je reste persuadé que c'est une dynamique d'ensemble sur l'agglomération montacutaine, qui permettra aux concitoyens de rester sur le territoire. »
Soulagement donc du côté des élus et sûrement aussi du porteur de projet, Jean-Marc Brosset, qui, malgré nos appels, est resté injoignable toute la journée d'hier.
Cinq ans de rebondissements
Depuis cinq ans, le projet a connu de multiples imprévus : autorisations, annulations, recours... Refusée à plusieurs reprises (en 2002 et 2003) par la CDEC, l'implantation du Super U est avalisée en décembre 2004 avec une surface de vente revue à la baisse (2 650 m2). Les travaux de construction, qui débutent à l'été 2006, sont stoppés trois mois plus tard, sur décision du tribunal administratif de Nantes, suite à un premier recours en annulation de permis de construire, déposé par deux associations, Bien vivre à Boufféré et celle des petits commerçants. L'affaire prend de l'ampleur. Les élus et la population se mobilisent lors de réunions publiques pour que le chantier redémarre. Après quelques modifications et précisions, le projet est de nouveau autorisé par la CDEC en mai 2007, avant d'être freiné en septembre : l'autorisation d'ouverture est suspendue par le tribunal administratif de Nantes, qui estime que la densité commerciale de Montaigu est trop élevée.
Nouveau rebondissement et nouvelle décision jeudi dernier avec l'aval de la CDEC pour l'exploitation de l'enseigne. Une mesure qui légitime le projet, mais qui ne l'entérine pas car d'autres recours peuvent encore bloquer l'affaire...
Rachel Bertrand