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Les enfants reprennent le chemin de l'école mardi. Grande nouveauté de cette rentrée : la réforme du soutien scolaire. Dispositif à inventer... : archive Ouest France Dans le privé, réflexion bien avancée. Les écoles se sont concertées mais chacune a ses particularités. Les heures de soutien se partageront entre un temps d'aide apportée à l'élève et un temps de préparation pour l'instituteur. Seul le nombre d'heures varie. Mathieu Chaillot, directeur de l'école maternelle et primaire Saint-Michel explique : « nous allons consacrer 54 heures aux élèves en difficulté. Chaque séance de soutien durera une heure, composée de 30 minutes de préparation et 30 minutes avec l'élève. » Autre dispositif à l'école Saint-Nicolas : « 60 heures seront destinées au soutien, et chaque séance sera composée de 45 minutes passées avec l'élève et d'un quart d'heure de préparation », commente Sébastien Loizeau, le directeur.
Pour qui ? Une évaluation sera faite par le maître. Certains enfants vont laisser apparaître de grosses difficultés. « Un ensemble de séances sera proposé aux parents », explique Mathieu Chaillot. Un temps de concertation avec les familles est donc prévu dans la réforme. Des rencontres seront organisées tout au long de l'année. Les parents pourront accepter ou non l'aide conseillée. Pour le directeur de Saint-Nicolas, Sébastien Loizeau, « il s'agit de repérer les enfants qui ont des difficultés passagères ». Car pour ceux qui ont des difficultés qui persistent, « un enseignant spécialisé est plus à même de venir en aide à l'élève. » Pour les maternelles de Saint-Michel, les séances se feront entre midi et deux heures. « Elles porteront principalement sur le langage, car lorsque certains enfants se retrouvent en groupe, ils ne s'expriment plus ». Pour les écoliers du primaire, les séances de soutien personnalisées se feront le soir, à la fin des cours, « en fonction de la disponibilité des parents ». A Saint-Nicolas, « nous n'avons pas de ramassage scolaire donc les séances se feront le soir. »
Dans le public, encore flou. Partout le même « je ne peux rien vous dire ! » Aucune des directrices d'école interrogées n'a eu le temps de se concerter avec son équipe enseignante sur le sujet. « C'est très nouveau et il ne faut pas se précipiter car il peut y avoir des modifications », confie l'une d'entre elles. D'autant « qu'il n'y a pas le feu. Ca commence qu'à la Toussaint », dit une autre. Une réunion animée par l'inspectrice d'académie est programmée ce lundi. Histoire d'éclaircir ces zones d'ombre ! Myriam Bussy, directrice de l'école maternelle des Jardins commente : « c'est la première année, on savait que ça allait être difficile à appliquer ». Mais elle sait déjà que son équipe consacrera 52 heures au soutien scolaire. Finalement, chacun accommodera la réforme à sa sauce. Il y aura autant de dispositifs mis en place que d'écoles !
Maud de CARPENTIER.
et des parents jugent inefficace le nouveau dispositif de soutien scolaire.
Ouest-France