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La famille Maskourov se trouve « dans une véritable situation Kafkaïenne » selon Aymé Boujot du Réseau éducation sans frontières (RESF). Les Maskourov
Sur le dessus de la pile, s'il est correct de parler de dossier prioritaire, celui de Soultane et Rosa Maskourov, et leurs enfants Hava, 16 ans, et Marina, 12 ans. La famille d'origine tchétchène vit toujours sous la menace d'une expulsion du territoire. Interpellé à plusieurs reprises par le collectif, le préfet de Vendée « n'a pas donné suite ». Les membres du collectif déplorent une « affaire politique extrêmement lourde. On ne peut pas les renvoyer comme cela en Allemagne sans rien faire ». Un retour, selon eux, synonyme de renvoi dans leur pays... Une admission à titre humanitaire est réclamée.
Des représentants du collège Haxo où sont scolarisées les deux filles regrettent de voir un tel sort pour des enfants qui « sont parfaitement intégrées au collège. Leur carnet de notes est le reflet de bons élèves ».
De son côté, le conseil municipal yonnais, affirme Martine Chantecaille, conseillère municipale et professeur de collège, réfléchit à un parrainage républicain. Certes symbolique, sans teneur légale, il aura le mérite de démontrer lui aussi l'intérêt porté au cas de cette famille qui se trouve « dans un imbroglio juridique. Une véritable situation Kafkaïenne » martèle Aymé Boujot de Réseau éducation sans frontières (RESF).
Des Roms aux Sables
Également sous le coup d'une menace d'expulsion, des Roms d'origine albanaise. Fadil, Donika et leurs trois enfants habitent Olonne-sur-Mer. Ils ont quitté l'Albanie en août 2005 après que l'un des jeunes frères de Fadil a été assassiné dans une affaire de racket. Ils habitent en France depuis trois ans et leur demande d'asile n'a toujours pas abouti. Selon RESF, la famille s'est intégrée. Tant dans le milieu professionnel qu'associatif. Les enfants, eux, ne « parlent plus que le français ».
Le collectif rappelle que le Conseil d'État a « pourtant réaffirmé le 13 février que l'Albanie n'était pas un pays sûr en raison de l'instabilité du contexte politique et social ».
C. Blondeel
Des pétitions de soutien sont en ligne sur www.educationsansfrontieres.org