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La ville, les riverains et les usagers ont travaillé ensemble sur la réhabilitation du bassin Dombret. Un dossier complexe, d'autant que le plan d'eau est soumis à la loi littoral. Une falaise qui présentait des risques d'éboulement, un système de vanne qui pouvait entraîner l'aspiration de baigneurs à marée descendante, des micro-algues qui rendaient le revêtement de sol glissant... Le bassin Dombret, ouvert en 1974, était devenu dangereux. La fermeture provisoire, en 2005, est devenue définitive un an plus tard, comme le préconisaient le cabinet Sogreah et le bureau de contrôle technique Socotec.
Les Chaumois, privés de cet « élément du patrimoine », ne l'ont pas entendu de cette oreille. Les habitués du bassin ont constitué un comité de défense. « Nous avons fait de nombreuses pétitions », souligne Gilbert Borré, président de l'association Bien vivre à la Chaume. Les défenseurs du plan d'eau ont été entendus. La ville s'est attaquée à un dossier complexe, d'autant que le bassin est soumis à la loi littoral. « Aucune construction lourde n'est possible. La seule solution, c'était une remise aux normes. »
Un cachet naturel
Le projet « préparé en commun entre élus, représentants des usagers et des riverains, a reçu l'agrément de la direction départementale de l'équipement », explique le maire, Louis Guédon. Avec le souci de conserver un cachet naturel. Paradoxalement, « le béton a été préféré à la pierre sur certaines parties pour faciliter la colonisation par les algues et végétaux. » Une vanne remplacée par un système démontable, un mur de falaise sécurisé, un escalier avec main courante, un fond de bassin refait... « Tous ensemble, nous avons pris le parti d'offrir un lieu de baignade de qualité tout en préservant la côte sauvage. » Le seul point négatif, « c'est le prix ». Le coût total des travaux s'élève à 470 000 €. « Nous avons le sentiment que le Père Noël est passé au mois de juillet », sourit Louis Guédon. Le cadeau est apprécié. Jocelyne Monnereau, du comité de défense, reconnaît que « l'affaire a été bien menée ». Les baigneurs sont heureux comme des poissons dans l'eau. Ils vont pouvoir à nouveau profiter « d'un site intégré à la belle corniche du Nouch, à la Chaume, berceau de la cité que nous aimons tant ».
Laurence MONARD.