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Dans cet îlot de verdure de trois hectares, deuxième site touristique de la Vendée, vingt-deux espèces font l'objet d'un plan de sauvegarde. « Nous participons aussi à huit projets de conservation d'espèces menacées par la dégradation de leur environnement », souligne Sandrine Silhol, directrice scientifique. Parmi eux, l'ara de Buffon, ce grand perroquet au plumage multicolore que le public peut admirer dans une immense volière.
Au Niger, une aide aux villageois
Coordinatrice européenne pour la sauvegarde de cet oiseau, Sandrine Silhol mène sa mission jusqu'en Amérique du Sud. « Il existe deux sous-espèces. L'une d'elle ne vit qu'en Equateur, où il ne reste plus qu'une quinzaine d'individus en liberté. La déforestation et le trafic illégal ont fait chuter de façon drastique les effectifs. » Pour le parc sablais, il s'agit de résoudre le problème à la base et « d'agir sur les milieux de vie ».
Le zoo apporte une aide logistique et financière à la fondation équatorienne Probosque, « qui participe à la sensibilisation des habitants, à la gestion d'une réserve d'aras de Buffon ». Aux Sables, l'insémination artificielle du perroquet est porteuse d'espoir, afin de renforcer sa population sauvage en Equateur.
À quelques pas de la volière, Angela, Majide et Toni veillent sur leurs deux girafons, Kédou et Diko, nés au zoo. Ces girafes du Niger sont elles aussi à protéger. « Il n'en reste plus que 150, au sud de Niamey. » La faute à la progression du désert, au braconnage, à la croissance démographique. « L'idée, c'est de protéger la girafe à travers des aides apportées à la population locale : financement de puits, de moulins à mil, reboisement avec l'aide des villageois, attribution de microcrédits, d'une banque alimentaire. »
Les zoos des Sables et de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire) soutiennent ainsi financièrement l'association pour la protection de la girafe du Niger. « On lui apporte aussi une aide logistique. » Une moto ambulance offerte à un village, un ordinateur à l'association... « Grâce à ce travail, nous obtenons des résultats. Les girafes sont maintenant respectées et même considérées comme des porte-bonheur. » De quoi ravir les quelque 161 000 visiteurs accueillis chaque année au parc animalier sablais.
Laurence MONARD.
Zoo des Sables-d'Olonne, route du Tour-de-France. Ouvert tous les jours, de 9 h 30 à 19 h 30. Tarifs : 13 €, 7 € (3 à 10 ans). Tél. 02 51 95 14 10.