Le marché se tasse, les prix sont plombés
• Aux Sables-d'Olonne, les professionnels n'ont pas enregistré de baisse de prix. Seulement une baisse du volume d'affaires, depuis août. « Pour l'habitat neuf, les prix ne baisseront pas, analyse un professionnel sablais, parce que celui des matériaux continue d'augmenter. Il faut aussi s'adapter aux nouvelles normes environnementales. De même qu'aux normes d'accessibilité, qui obligent à concevoir des appartements plus grands. » Dans la conjoncture actuelle, on constate toutefois un ralentissement des projets de construction. « La clientèle sablaise est faite d'acquéreurs de l'extérieur qui ont du mal désormais àobtenir un prêt relais. Lesprojets sont donc mis en attente. »
• À Fontenay-le-Comte, « Nous sommes dans un moment de flottement, indique le notaire Michel Ferret. Malgré tout, Fontenay et les alentours résistent plutôt bien. » Une nouvelle agence immobilière est même apparue récemment. De nombreuses se sont ouvertes ces dernières années dans la sous-préfecture et aucune n'a fermé. Du côté des programmes neufs, certains sont aujourd'hui en suspens, dont un projet de lotissements, quartier de Charzais. Pour l'ancien, « quand un bien est au bon prix, il se vend. Des propriétaires doivent revoir leurs tarifs. »
• Aux Herbiers, c'est le retour à la normale. Les professionnels parlent de « réajustement des prix ». Les ventes de biens auraient néanmoins baissé « de 10 à 30 % » cette année, les logements proposés au-delà de 200 000 € trouvant difficilement preneurs. Une agence immobilière a fermé ses portes début 2008. Côté projets de constructions, deux programmes majeurs, quartier Quatuor et place des Droits de l'homme, sont interrompus.
• Challans, malgré son fort développement (près de 500 nouveaux habitants chaque année), a connu une offre supérieure à la demande. Et il y a un sérieux tassement depuis quelques mois. Les investisseurs ont levé le pied ! Ainsi, les projets en centre-ville de 80 appartements (rue Gambetta) et d'immeuble collectif (rue Bonne-Fontaine) ont été tout simplement abandonnés. Des permis de construire accordés depuis longtemps ne démarrent plus et la commercialisation a connu un « certain ralentissement », avec des délais plus longs. Tandis que les prix redescendent. Une maison individuelle proposée à 200 000 € voilà 12 mois, se conclut aujourd'hui à 170 000 €.
• À La Roche-sur-Yon, il y a eu trois fermetures d'agences immobilières depuis le début de l'année. Par contre, les prix se maintiennent parce qu'il continue à y avoir de la demande. Le prix moyen des appartements a même grimpé de 4 % en un an. Mais les prix restent largement inférieurs à ceux du littoral. Par exemple, une maison de 4 pièces de 86 m2 coûtera 156 000 € à La Roche contre 247 000 € aux Sables-d'Olonne. En ce qui concerne les terrains, il faut compter 100 € du m2 à La Roche, contre 83 € sur la première couronne yonnaise.
• Sur Saint-Gilles-Croix-de-Vie, les prix ne baissent pas. Toutefois le nombre des transactions avait déjà baissé de 20 % l'an dernier et une baisse du même ordre est prévue pour 2008. Le maintien des prix, de l'ordre de 200 000 à 250 000 € pour un logement trois pièces s'explique aussi par le fait que les acheteurs sont, sept fois sur dix, des personnes vendant un bien pour une nouvelle acquisition. Les jeunes accédant à la propriété sont beaucoupplus rares. Ils rencontrent aujourd'hui des difficultés de financement.
Ouest-France