Vendée Globe 2008 - C'est reparti pour un tour !
Sud Avenue, c'est comment ?
Galerie photos
Quizz : testez vos connaissances sur votre ville !
Co-voiturage













Daniel Verfaillie est un véritable amoureux du Payré, une rivière aux multiples facettes : réserve de sel, vivier d'huîtres et habitat de nombreuses espèces végétales et animales. La rivière trouve sa source dans le massif granitique d'Avrillé, à une vingtaine de kilomètres de la côte. Mais le Payré se veut original. Une seule source ne lui suffit pas ! « Il en a trois », commente le président d'Estuaire. Le premier ruisseau naît dans la partie nord du massif, au-dessus de Poiroux. Il vient se heurter au barrage artificiel de Sorin Finfarine pour alimenter le lac de Finfarine. Puis continue sa course vers le sud en traversant la commune de Talmont-Saint-Hilaire. Le deuxième prend sa source au-dessus d'Avrillé, descend vers le sud-est. Et traverse l'extrémité nord du bassin aquitain.
Cinq kilomètres séparent ces deux premières sources qui se rejoignent pour former un estuaire, à hauteur du lieu-dit Le Port, au sud de Talmont. De l'eau douce qui naît vers Avrillé, il ne reste alors plus rien. Le sel se mêle aux bouillonnements du Payré, sur les cinq derniers kilomètres de la rivière. Pour parfaire le tableau, un troisième cours d'eau rejoint l'estuaire à hauteur du château du Veillon. C'est le Chenal des Hautes Mers, qui prend sa source entre Le Château-d'Olonne et Talmont. « L'estuaire finit sa course les pieds dans les vagues », au niveau de la plage du Veillon. Et du si joliment dit, Havre du Payré.
Paradis de la biodiversité
L'estuaire menait à l'origine au grand port de Talmont. Mais au Moyen-âge, celui-ci se déplace aux Sables (lire ci-dessous). Toutefois, jusqu'à la fin du XIXe, Daniel Verfaillie explique que « certains bateaux continuent d'emprunter le Payré pour rejoindre le port de la Guittière afin de se fournir en sel, blé et vin. À la fin du XIXe, l'estuaire s'ensable de plus en plus et la navigation devient dangereuse ».
L'office des forêts érige un cordon littoral pour capter le sable qui vient du large : « C'est la naissance de la dune du Veillon, qui mesure aujourd'hui 10 m de haut ». Au fil des ans, la navigation se raréfie. L'estuaire devient finalement un havre où certaines embarcations viennent s'abriter. Au début du XXe, plus aucun bateau ne s'y aventure.
Aujourd'hui, l'estuaire du Payré renferme 850 hectares de marais salants. Des ostréiculteurs y élèvent également leurs huîtres. Et les vacanciers s'y promènent avec plaisir. Bref, un paradis de verdure où cultures ancestrales, biodiversité et tourisme font bon ménage.
Maud de CARPENTIER.