
Au premier plan, de gauche à droite : Patricia Paquereau, Alexandra Tétaud, Nicolas Blazejwski, Robert Pujol, Laurent Caillaud, Daniel Frimaudeau, Mikel Guillet.Au second plan : François Horyna, Pascale Bizet, Philippe Durand, Françoise Caubit, Michèle Gendron, Aurore Rocher, Marina Braud, Christine Blandin, Elisabeth Perruchot, Joëlle Préel, Richard Creusaton.
Au troisième plan : Stéphane Raballand, Philippe Lambert, Aurélien Guibert, Françoise Poirier, Isabelle Lavilla, Georges Couturier, Maurice Dugats.
Absents sur la photo : Jean-Paul Gréaud, David Ribanelli, Julie Piffeteau, Guy Jousseaume, Michèle Gendron, Jean-Pierre Hurtaud, Christiane Masson, Ginette Labit, Christian Dabin, Stéphanie Meignan, Jean-François Landry, Anita Brois, Michael Garland, Florence Claveau et Hervé Valéry.
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Édition du samedi 02 février 2008
Laurent Caillaud, une liste jeune et un projet écolo
Le candidat centriste et benjamin de la campagne cultive sa différence. Vendredi, il a présenté sa liste, et son programme aux parfums écologistes.
Le « pif » politique du benjamin de la campagne. C'est le « gamin » de la bande des quatre candidats actuels. Mais à 39 ans, ce père de trois enfants, agent immobilier, ne manque pas de « pif » politique, sachant se démarquer et multiplier les signes à ceux qui n'ont pas forcément sa sensibilité politique (Nouveau centre). Vendredi, pour se différencier de Pierre Regnault, le maire sortant (PS), et de Michèle Peltan (candidate Nouveau centre investie UMP et soutenue par le MPF), il a fait d'une pierre deux coups, présentant et sa liste et son programme, « car c'est la liste qui porte le projet », argumente-t-il. Le chef de file de « Ça va changer » (le nom de sa liste) a sculpté patiemment sa liste. Le candidat a cherché l'équilibre « entre tous les acteurs de la ville, pour que chaque électeur puisse se retrouver en phase avec l'un ou l'autre des colistiers ». Figurent donc dans cette liste, d'une moyenne d'âge de 44 ans, « très proche de l'âge moyen de la population yonnaise qui est de 42 ans », de très jeunes gens d'à peine 20 ans, mais aussi quelques seniors, à la retraite. Au milieu, des quadra et des quinquagénaires, salariés, chefs d'entreprises, fonctionnaires ou encore demandeurs d'emplois. Dans ses locaux de campagne, il a insisté aussi sur les fondamentaux de toute campagne électorale : « Aller sur le terrain et écouter les autres ». Il est aussi revenu sur son passé de conseiller municipal, manière d'en finir avec le procès en inexpérience qui lui est parfois fait, rappelant son mandat « d'élu de l'opposition pendant sept ans ».
L'ombre de Philippe Boursier. En 2001, la liste « La Roche claire » emmenée par Philippe Boursier avait créé la surprise, obtenant trois sièges au conseil municipal. Un petit séisme local, que Laurent Caillaud, qui a de la mémoire, n'a pas oublié. Depuis, l'élu d'Ecologie sociale et ses amis ont déserté la scène politique, laissant en jachère un pan conséquent de l'électorat yonnais. Alors ? Simple calcul de boutiquier de la politique que ce programme « grenellisé », qui se propose de passer toute la politique (économique, sociale, etc.) au tamis du développement durable, ou convictions plus profondes ? Sans doute un peu tout ça, l'élu assurant « qu'il y a urgence dans ce domaine ». Le candidat centriste ne cache d'ailleurs pas avoir tendu la main à certains Verts. « Mais ils ont refusé, faisant un choix stratégique et politique, un peu conservateur, il faut bien le dire. » Pas de Verts donc, et pas non plus de socialistes, même si Gilles Bourmaud (qui a rejoint l'écurie Michèle Peltan) a été approché. « Mais nous avons des gens qui ont une sensibilité de gauche. » Par contre, la liste est enrichie de membres du MoDem. Parmi eux, Georges Couturier, l'actuel trésorier adjoint du parti présidé par Raoul Mestre, également candidat à la mairie.
Les réunions débats. Un bus « Laurent Caillaud » sillonnera la ville pendant la campagne. Dix réunions sont programmées, à 20 h 30 : 12 février à la maison de quartier Jean-Yole ; 15 février, maison de quartier de la Liberté ; 19 février, maison de quartier du Pont-Morineau ; 21 févier, maison de quartier des Pyramides ; 25 février, maison de quartier du Bourg-sous-la-Roche ; 26 février, maison de quartier de la Vallée verte ; 28 février, maison de quartier des Forges ; 3 mars, maison de quartier de Saint-André d'Ornay ; 4 mars, maison de quartier du Val-d'Ornay ; 6 mars, espace Rivoli.
Philippe ECALLE et Loïc TISSOT.
Ouest-France