Catherine Lengliné, la responsable du refuge de la Société protectrice des animaux (SPA) de La Roche, est sous le coup depuis début mai d'une procédure de licenciement par le siège parisien de la SPA. Un collectif de salariés et de bénévoles se porte d'ores et déjà à son
« secours ». Ils le feront savoir samedi à 13 h 30 devant le refuge, situé route de Nantes, près du Cinéville.
« Si Catherine n'est pas maintenue à son poste, le sauvetage, la protection et l'avenir de nombreux animaux seront dès lors menacés », affirme le collectif.
« Les compétences et le professionnalisme de Madame Lengliné sont, selon le collectif,
reconnus de tous et ne peuvent être réfutés par les faits eux-mêmes. En effet, le refuge de La Roche est propre et entretenu, il y a de nombreuses adoptions. »Le motif signifié aujourd'huiLe motif de licenciement ne lui sera signifié qu'aujourd'hui. Mais déjà, le terme abusif aurait filtré dans les couloirs des ressources humaines parisiennes...
Les protecteurs de Catherine Lengliné estiment que
« des intérêts plus obscurs ou calculateurs liés à des convoitises n'ayant aucun rapport direct avec le seul bien-être des animaux semblent être les véritables raisons et motivations de cette tentative froide et inhumaine de licenciement... » Ceci, selon eux, pour
« permettre à certains membres hauts placés de la SPA de convoiter et d'occuper la place de Madame Lengliné tout en la brisant préalablement par un harcèlement moral qu'elle subit déjà depuis plusieurs années ».Une gestion douteuse ?« Sauver, protéger, aimer, poursuit un membre du collectif,
ne sont plus les maîtres mots d'un siège parisien beaucoup plus animé aujourd'hui par une politique de chiffres et d'argent... »Le doigt est ainsi pointé vers une direction qui ne se prive pas de certains «
privilèges » quand de
« nombreux refuges manquent de financement. La situation est loin d'être propre ».Une situation qui fait en tout cas tache d'huile quand le jour du rassemblement, ce sera également journée portes ouvertes dans les refuges de la SPA...
« La première étape sera, poursuit le collectif,
de prévenir vos proches et de venir nombreux le week-end du 17 -18 mai. » Car déjà, ils envisagent d'autres actions pour
« dévoiler l'envers du décor... »Au siège parisien, la responsable des ressources humaines n'était pas joignable hier.
C. Blondeel
« Elle a été prise en grippe »
« C'est moi qui ai formé Catherine. Je la connais donc
très bien. Elle ne mérite peut-être pas de médaille d'or mais elle est
loin de mériter d'être renvoyée. » Ancienne salariée de la Société protectrice des animaux, Mona Helpmann a démissionné en novembre 2007 car elle était « scandalisée
par la gestion au sein de la Société protectrice des animaux. J'ai
d'ailleurs depuis alerté la Cour des comptes. Militante acharnée, je
déplore cette mainmise de gens incapables qui ont une notion bizarre de
la protection ».
Le cas de la responsable du refuge de La Roche la scandalise également. « Catherine
a fait de son mieux. Elle a eu à gérer jusqu'à trois refuges (Luçon,
Les Sables en plus de La Roche), tous très vétustes. Elle a fait des
démarches pour faire des travaux. On ne l'a pas écoutée et encore moins
soutenue. »
Reconnaissant que la responsable yonnaise peut « avoir
commis des erreurs mais ce sont des erreurs que tout le monde fait mais
qui sont facilement corrigées. Pour moi, il s'agit d'une vendetta
personnelle. Catherine a été prise en grippe ».
Aujourd'hui, que des bénévoles soutiennent le responsable d'un refuge démontre, selon Mona Helpmann, « qu'elle a des qualités de coeur et de gestion qui plaisent ».