Galerie photos
Quizz : testez vos connaissances sur votre ville !
Vos plus beaux coins de Vendée
Co-voiturage









C'est pourtant elle qui a dénoncé les faits au juge d'application des peines. « Mon mari consomme beaucoup d'alcool, et depuis qu'il est sorti de prison, il prend du cannabis. Ça le rend violent. » Ce samedi 1er septembre, dans la soirée, il l'a frappée au visage. Elle s'est rendue aux urgences. Lui s'est fait hospitaliser pour une semaine en psychiatrie. « Je regrette profondément, j'avais bu. Je ne me souviens plus », se défend-il. « Ce n'est pas la première fois, et c'est toujours sous l'emprise de l'alcool », constate la juge. De fait, le prévenu a déjà six condamnations à son casier judiciaire, dont deux en 2007 et une autre en mars 2008 pour violences sans ITT.
Le 23 novembre 2006, Éric a déjà écopé de six mois de prison pour une gifle. « Il en a fait cinq et il en est ressorti le 9 avril 2007 », précise son avocat, Me Claude Dominault. « Son épouse n'a jamais voulu se séparer et quitter le domicile. Aujourd'hui, elle réclame des soins pour lui. Pour le service pénitentiaire d'insertion et de probation, il est établi que, dans son cas, la prison n'est pas une solution. » Nathalie Demorand, pour sa part, est pessimiste à propos de la volonté du prévenu à se soigner : « La difficulté, dans cette affaire c'est le casier judiciaire. Le tribunal lui a accordé beaucoup de sursis avec mise à l'épreuve. Il n'en a pas tenu compte. » La procureure a requis une peine de six mois de prison ferme. La juge l'a suivie dans ses réquisitions.
Pierre BÉGOC
(1) Prénom d'emprunt