La capitainerie, hall de gare des plaisanciers
Paul et Marie-France installent leur voilier au port Olona, avec l'aide de Bébert. Ils avaient déjà fait escale aux Sables-d'Olonne en juillet, avant de larguer les amarres à l'Île de Ré et à l'Île d'Yeu.
C'est le point de passage obligé à Port Olona. 80 bateaux y sont accueillis chaque jour. Pas de tout repos...
À bord de leur voilier, le Ména IV, Paul et Marie-France arrivent d'Ars-en-Ré. Ils vont rester deux nuits aux Sables-d'Olonne, avant de remonter vers Pornic. A l'accueil du port, Caroline examine les papiers d'inscription remplis par les plaisanciers. Puis indique : « Vous pouvez vous installer place B56. » Albert que tous appellent « Bébert » est l'agent portuaire qui prend le relais. Il dirige le couple vers son emplacement, avant de l'aider à amarrer.
« On devient l'office de tourisme de la mer ! »
L'été, le port de plaisance des Sables, Port-Olona, accueille chaque jour près de 80 bateaux comme celui de Paul et Marie-France. Voire une centaine, parfois. « C'est notre principale fonction : gérer le passage. C'est-à-dire les plaisanciers qui font leur croisière annuelle, explique Jacques Archambaud, directeur du port. Les Sables sont bien placés. Entre les gens qui montent en Bretagne et ceux qui descendent dans le sud, ils sont nombreux à faire escale ici. »
Pour la saison, cinq saisonniers viennent compléter l'équipe, composée de quinze personnes. Leur mission ? S'occuper des plaisanciers, bien sûr. Mais pas seulement : il y a aussi le gazole à servir, les sanitaires à nettoyer, les bâtiments à surveiller, les bateaux à remorquer... Sans compter la gestion de l'accueil, un endroit très sollicité en période estivale. « On a des questions de tout genre, sourit Caroline. Existe-il des balades en bateaux ? Quels sont les coefficients de marée ? Peut-on aller se baigner à tel endroit ? On devient l'office de tourisme de la mer ! »
« C'est un grand camping nautique »
Le port possède 1 400 places à l'année. L'été, on en rajoute une centaine sur le ponton courses. Deux fois par jour, Bébert contrôle les disponibilités de l'ensemble. Sur son canot, il parcourt une à une les allées du port. À chaque endroit libre, un coup de feutre fluorescent. « Chaque emplacement est différent et doit être adapté au bateau. Il y a pour les plus petits, de moins de 8 m, et pour les plus grands. On ne donne pas une place au hasard. C'est pour cela que nous suivons précisément les départs et les arrivées. C'est un grand camping nautique. » Chaque soir, il reste environ 50 places libres en période estivale.
C'est ensuite Nicolas, un saisonnier, qui effectue la dernière mission de la journée : les « rebelotes » (ceux qui restent une nuit de plus). En canot, il se déplace vers chaque plaisancier. « Nous leur proposons de régler directement, sans qu'ils se déplacent à la capitainerie. C'est du service à domicile. »
Géraldine BLANDIN.
Ouest-France