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Depuis 1994, l'école privée Sainte-Marie est en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec la commune voisine de Treize-Vents. Concrètement, il y a une seule école, mais deux sites. Les locaux de Mallièvre accueillent deux classes de moyenne-grande section et de CP-CE1, soit 49 élèves. Le site de Treize-Vents regroupe 79 élèves dans trois autres classes. Des effectifs en hausse, suffisants pour maintenir l'école et les deux sites. Du moins en principe.
Car le problème vient de la vétusté des locaux. Particulièrement ceux de Mallièvre. « L'étage est interdit aux enfants, car il n'est pas aux normes. La superficie des classes n'est pas suffisante et il n'y a aucun accès handicapé prévu », explique le maire de cette commune de 246 habitants. De gros travaux sont donc nécessaires.
Disparition programmée ?
Trois projets ont été étudiés. Le premier prévoit une réhabilitation des deux sites. Les deux suivants concernent la rénovation des locaux de Treize-Vents combinée à la construction d'une maternelle non loin, ou la sortie de terre d'une école neuve, toujours à Treize-Vents. Les bâtiments de Mallièvre ne seraient alors plus utilisés.
Comme il s'agit d'un établissement privé, c'est au comité diocésain de l'enseignement catholique (Codiec) de décider et de financer. Et ce dernier, aurait plutôt tendance à privilégier une école sur un site unique. « A l'image de ce qui a été fait à Noirmoutier. Sur les cinq écoles privées de l'île, deux seulement ont été conservées », indique Alain Charrier, président de l'Ogec (Organisme de gestion de l'enseignement catholique) de Mallièvre. Un choix logique selon Rachel Marsault, la directrice du site de Treize-Vents. « C'est dans l'intérêt des enfants de se trouver sur un seul site pendant l'ensemble de leur cycle primaire. Ils ont besoin de stabilité. »
Une solution qui n'enthousiasme pas vraiment les Mallièvrais, plus sensibles au premier projet. « Il permettrait de conserver un site à Mallièvre. Et donc de préserver la vie du village. Car une école de proximité attire les nouveaux arrivants et c'est ce qui fait vivre nos commerces », rappelle Louis-Marie Joguet. Le maire reste totalement impuissant sur ce genre de dossier. « Même si je voulais donner des subventions à l'école, la préfecture me le refuserait », précise le maire.
Un premier avis sera rendu fin septembre. La décision ne sera pas prise avant janvier 2009. « Nous aviserons alors en conséquence, indique Louis-Marie Joguet. Mais quoi qu'il en soit, la rentrée 2008-2009 se passera normalement. Et dans les locaux actuels. Les premiers changements n'interviendront qu'à la rentrée 2010. »
Nicolas LEMONNIER.