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Le cheptel d'abeilles s'est reconstitué ces dernières années, après une période « d'effondrement » il y a cinq ans, disent les apiculteurs. : otohPMais quelques mois après l'émoi, la plupart des indicateurs sont à nouveau au vert. Et à en croire les apiculteurs, l'évènement de l'été dernier ne serait en fait qu'un « accident » de parcours (volontaire, selon eux - la justice tranchera) dans une période plutôt favorable aux abeilles. En clair, l'abeille vendéenne se porte bien. Même très bien.
Réunis en assemblée générale hier, deux associations, le Groupement de défense sanitaire apicole et L'Abeille vendéenne, font le même constat : « Le cheptel a un excellent niveau sanitaire. Les pertes constatées ont été dues uniquement à de mauvaises pratiques » martèle Franck Aletru, porte-parole des deux collectifs.
3 000 emplois directs
Après les années Gaucho et Régent, les précieux insectes auraient retrouvé la forme. Oubliées donc ces années « d'effondrement », le temps a semble t-il fait son effet, et le cheptel s'est quasiment entièrement reconstitué. « Depuis 5 ans, on a constaté une baisse significative de la mortalité » souligne Claude Poirot, du GDSA. Pour preuve, les ventes de matériel apicole redécollent.
Une bonne nouvelle car les butineuses font vivre près de 3 000 emplois directs et entre 15 000 à 20 000 emplois « périphériques ». En Vendée, on compte 20 apiculteurs professionnels, 500 amateurs. Et si la France peut se réjouir de cet état de santé digne d'un coureur du 100 m, ce n'est pas le cas de tous les autres pays du continent. « Ça crève de partout en Europe parce qu'ils n'ont pas eu la même vigilance face aux pesticides ».
C'est donc avec une logique satisfaction que, par exemple, les apiculteurs accueillent la décision du gouvernement d'interdire le maïs OGM en 2008. Les meilleures abeilles pouvant butiner dans un rayon de 6 km, le périmètre de sécurité qui était envisagé entre deux cultures OGM et non-OGM n'était que de quelques mètres.
Le prix du miel flambe
Mais tout ne va pas bien au pays de Maya l'abeille. Parce qu'on consomme plus qu'on ne produit de miel (42 000 tonnes contre 16 000 t), son prix flambe... à 4,50 € le kilo en vrac. Et le nombre d'apiculteurs, surtout les jeunes, ne semble pas vouloir décoller. Autant dire qu'ils sont une espèce rare, qu'il faut dorloter... Cette année, le Conservatoire de l'abeille noire, à Chavagnes-en-Paillers, va ainsi distribuer gratuitement 200 reines aux apiculteurs amateurs.
Yann-Olivier Bricombert