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Lisiane Guibert, Parti communiste (liste Vive La Roche). « L'eau est fragile, elle est un bien vital pour tous, mais elle est devenue une véritable rente de situation pour les sociétés privées. C'est aussi un bien public, qu'il faut absolument dégager de toute logique de profit. Dès aujourd'hui, il faut se préparer à passer en régie. »
Anita Charrieau, Parti communiste (liste Cap à gauche). « A une certaine époque, vous disiez que La Roche-sur-Yon n'était pas une ville à vendre. Aujourd'hui, on se pose des questions quand on vous entend dire que la meilleure façon de maîtriser la gestion de l'eau, c'est de la confier à une société privée, surtout quand on sait que ce sont les mêmes entreprises qui sont déjà très présentes dans le domaine des déchets par exemple. Nous souhaitons un référendum sur cette question. »
Stéphane Ibarra, Parti socialiste (liste Vive La Roche). « Ce n'est pas le mode de gestion, régie ou délégation de service public, qui fait la qualité du service. Mais ça ne veut pas dire que le mode de gestion n'est pas important. On veut absolument maîtriser les prix, pour que l'eau soit accessible à tous, mais aussi la consommation, car la ressource n'est pas inépuisable. Concernant la qualité de la ressource, je rappelle que c'est une compétence intercommunale. »
Raoul Mestre, MoDem (liste La Roche démocrate). « Qui dit régie, dit plus de fonctionnaires, donc plus d'impôts. C'est tout à l'honneur des socialistes d'opter plutôt pour la DSP. Mais il ne faut pas lâcher sur deux points : appliquer des tarifs préférentiels pour les plus défavorisés et faire en sorte qu'il n'y ait pas de coupures d'eau. »
Yann Hélary, les Verts (liste Vive La Roche). « C'est une satisfaction de voir que ce soir il n'y a que des écolos (rires). Depuis vingt ans, les Verts sont favorables à une régie plutôt qu'une délégation à une entreprise privée. Mais ce soir, la démocratie a parlé. Une majorité s'est exprimée, elle a dit qu'elle était favorable au lancement d'une délégation, il faut savoir accepter le verdict des urnes. Malgré tout, il faut exiger toujours plus, en terme de qualité de l'eau, de contrôle démocratique et de prix. »