Face à la mer, le prix d'une « conso » s'envole
Sur la côte, prendre une consommation en terrasse, « ce n'est pas seulement boire un verre, c'est aussi profiter de la vue », fait remarquer Joël Giraudeau, président de la Fédération hôtelière de Vendée. Photo : Archives O.-F. Frédéric Girou.
A La Châtaigneraie ou à Saint-Gilles, le café est le même mais pas le prix. Pourquoi ce grand-écart ?
• 2, 50 € le café. Boire un verre face à la mer est certes plus agréable qu'un verre dans le bocage. Encore que... Mais c'est le porte-monnaie qui fait grise mine. A Saint-Jean-de-Monts, le café est par exemple à 2,50 € contre 1 € aux Herbiers. Même chose pour les plats rapides : les disparités sont assez conséquentes, avec près de 4,50 € d'écart pour les moules-frites de Luçon et de La Tranche-sur-Mer. Les vacanciers vont ainsi débourser 7,50 € dans le bocage pour un plat qu'ils devront payer près de 12 € à Noirmoutier.
• Assurer le retour sur investissement. Pour Joël Giraudeau, président de la Fédération hôtelière de Vendée, plusieurs explications peuvent être données à ce phénomène : « Le prix d'une boisson est plus important sur le front de mer car il faut prendre en compte les frais spécifiques engagés pour les terrasses. Ce n'est pas le même placement que dans le milieu rural. Il faut payer le ticket d'entrée. En bord de mer, les patrons de bar doivent assurer le retour sur investissement. »
• Un moment de plaisir qui se paie. Prendre un café ou une bière dans un endroit bien situé est un réel plaisir pendant lequel on profite de la plage et du soleil. Quand on consomme en terrasse, on achète une boisson et aussi un moment. « Ce n'est pas qu'une consommation de comptoir. Les vacanciers passent au minimum une demi-heure pour profiter de la vue », estime Joël Giraudeau.
• Rentabiliser la saison. Autre raison qui explique la différence de prix : la durée de la saison. « En trois mois d'été, il faut rentabiliser toute une année. Les prix seraient sans doute plus nivelés à La Tranche-sur-Mer s'il y avait autant de monde pendant l'été que pendant le reste de l'année. » Cependant, les prix restent relativement corrects estime Joël Giraudeau : « La concurrence est plus forte cette année car le client regarde plus ce qu'il va acheter. »
Ouest-France