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Pour Jean-Christophe Mérieau (à gauche), directeur diocésain, et Roger Billaudeau, secrétaire général, des moyens supplémentaires s'imposent pour répondre favorablement aux demandes d'inscriptions. Faute de quoi, il s'agirait d'une atteinte « au libre choix des familles ». Des enfants restent à la porte des établissements privés, comme au collège Notre-Dame de Challans, « où une quinzaine d'élèves n'ont pas pu être inscrits », ou bien les classes prennent de l'embonpoint. « De plus en plus de classes de seconde ou de terminale se retrouvent avec 35 ou 36 élèves. » Une situation inquiétante, d'autant qu'il est probable que l'enseignement catholique conserve son attractivité.
Bons résultats scolaires
Le privé brandit d'ailleurs volontiers ses résultats scolaires, souvent supérieurs à la moyenne nationale. Au bac général, 93,4 % de réussite (contre 87,8 au plan national) ; 93,5 au bac techno (80,2 nationalement) ; 91,66 au bac pro (76,6 au plan national). Des résultats qui tintent agréablement aux oreilles de familles soucieuses de l'avenir de leurs enfants. La direction diocésaine se prépare donc à accueillir toujours plus de monde. En phase avec les réformes en cours (sur le soutien des élèves en difficulté ou l'accompagnement éducatif, etc.) ou à venir du ministre de l'Éducation nationale, elle prépare, pour les cinq ans à venir, un nouveau projet éducatif, « centré toujours plus sur les besoins de l'enfant », sans forcément se focaliser « sur la seule réussite scolaire de l'enfant ».
Toute la communauté éducative va être mobilisée, pour accoucher de ce texte au printemps prochain. Il devra être validé par le conseil diocésain de l'enseignement catholique puis le conseil de tutelle, présidé par l'évêque, Mgr Castet. Enfin, toujours pour faire face à une progression attendue des effectifs, l'enseignement catholique prépare un schéma directeur de son parc immobilier scolaire. Certains locaux ne sont plus aux normes (lire Ouest-France du 1er septembre sur l'école de Mallièvre), d'autres ne sont plus adaptés aux nouvelles méthodes pédagogiques.
Philippe ECALLE.