Cyclisme : Le Tour de Vendée a trouvé sa place au calendrier
Bernard Martineau, l'organisateur du Tour de Vendée, est satisfait de la 37e édition, notamment animée par le meilleur coureur français de la saison, Sylvain Chavanel (à droite). Cette date du premier dimanche d'octobre est sans doute la meilleure et sera donc reconduite en 2009. Photo : Fabrice Delène
Coupe de France. Malgré le temps, le 37e Tour de Vendée a été un franc succès. Cette date, juste avant Paris-Bourges, devrait être conservée.
Après trois années de navigation entre avril et mai, le Tour de Vendée a trouvé, dimanche, une bonne occasion de se fixer en automne. Les équipes présentes ont manifesté un réel désir de courir malgré des conditions météo épouvantables. Et la course a vraiment été géniale, sans temps mort, avec de belles échappées et un final à suspense. Pas mal pour un premier dimanche d'octobre où la proximité de la fin de saison ne s'est quasiment pas fait ressentir.
« Je ne regrette pas du tout ce changement de date après plusieurs années difficiles, constate Bernard Martineau, l'organisateur. Même si nous n'avions que seize équipes, la course a été dynamique et je pense que nous avons vécu l'une des trois éditions les plus marquantes après celles de 1983, gagnée par Bazzo, sous les bourrasques, et 2004 sous la grêle avec la victoire d'Hushovd. Certes, la météo a dissuadé une partie du public de venir, mais l'ambiance sur le circuit final était sensationnelle. Avoir Chavanel et Pineau dans l'échappée, c'était formidable. Je pensais que Chavanel allait gagner. Il était évidemment le plus fort, mais sa fringale l'a pénalisé. »
Du coup, il faudra au moins attendre le premier dimanche d'octobre 2009 pour espérer voir un successeur français à Franck Bouyer, lauréat en 2002. La victoire dimanche de Koldo Fernandez, même si elle n'était pas attendue, récompense une formation Euskaltel qui a joué sa carte du sprint à merveille en se prêtant volontiers à la chasse dans les cinquante derniers kilomètres, au même titre que son homologue de Caisse-d'Épargne.
Des difficultés trop loin de l'arrivée
« On a assisté à un beau scénario, ajoute Bernard Martineau. Christian Prudhomme (directeur du Tour de France), suivait la course à la télévision et il m'a appelé pour me dire que c'était une réussite. L'impact est là, c'est une vraie récompense. C'est la quatrième fois consécutive que ça se joue au sprint, alors qu'il y a toujours des échappées sérieuses. Cela ne serait peut-être pas le cas si Saint-Michel-Mont-Mercure, Pouzauges ou Chantonnay se trouvaient plus près de La Roche. » Mais l'organisateur n'a pas la capacité à déplacer La Roche-sur-Yon dans le bocage... Le chef-lieu du département reste le point d'ancrage historique de cette course, avec départ et arrivée.
Ainsi placé début octobre, juste avant Paris-Bourges, le Tour de Vendée relance l'intérêt de la Coupe de France en fin de saison, avec deux manches rapprochées. Ce n'est pas neutre. « Je m'aperçois qu'à l'exception du Circuit franco-belge, il n'y a pas une grande concurrence en face de nous, ajoute Bernard Martineau. Je vais donc demander à rester là, dans les années à venir. On a été très longtemps le quatrième dimanche d'avril, mais l'installation du Pro Tour nous avait placés en face de Liège-Bastogne-Liège. C'est pour cette raison que nous avons tâtonné depuis 2005, entre avril et mai. Début octobre, c'est très bien. » Il faudrait juste du soleil la prochaine fois...
Vincent COTÉ.
• La sélection de Bouygues Telecom pour Paris-Bourges, jeudi : Giovanni Bernaudeau, Olivier Bonnaire, Yohann Gène, Anthony Geslin, Jérôme Pineau, Franck Renier, Sébastien Turgot et Thomas Voeckler. Directeur sportif : Philippe Mauduit.
Ouest-France