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Derrière les banderoles, pêcheurs, femmes de marins, enfants, représentants des mareyeurs, des détaillants, et toute la famille portuaire se sont unis dans un élan de solidarité.
:Sur le parcours, Ginette et Michel applaudissent : « On est pour. C'est un métier très dur qui fait vivre une région. On ne veut pas que Les Sables devienne uniquement un port de plaisance. » Un peu plus loin, Jean-Michel et Marcelle acquiescent : « On les soutient à 100 %. Ils risquent leur vie tous les jours pour un travail pénible et un salaire de misère. Nos hommes politiques n'écoutent personne, à tous les niveaux. »
Présent dans le défilé, Louis Guédon, député maire des Sables et président du groupe mer pêche à l'Assemblée nationale, entend demander « à la France une mesure dérogatoire d'aide au gazole, de faire instituer par l'Europe une politique maritime commune. » Il souhaite « une transparence entre la recherche scientifique et l'élaboration de quotas, que le comité de suivi du plan d'aide à la pêche soit transformé en cellule de crise. La France, qui a le littoral européen le plus important, ne doit pas être à la remorque de certains pays. Avec une politique de pêche basée sur le dynamisme et pas seulement sur le contrôle. »
Saint-Gilles et Yeu aussi
Bateaux à quai, blocage du port... Aux Sables, la grève des pêcheurs se poursuit. Un rendez-vous est organisé cet après-midi à la sous-préfecture, en présence des services publics. Il y sera question de l'accompagnement social des familles et des aides aux armements en difficulté. « Le volet social, c'est une urgence. On essaie de faire ça dans la dignité », explique José Jouneau, président du comité local des pêches qui doit se rendre ce lundi à Dieppe pour « une réunion informelle avec 25 comités locaux. »
Les pêcheurs ne fléchissent pas. Le mouvement se propage à Saint-Gilles et à l'île d'Yeu où les 46 bateaux de la flottille resteront à quai jusqu'à mercredi. « Mais le port ne sera pas bloqué », indique Sébastien Chauvet, du comité local des pêches de l'île d'Yeu. En attendant la rencontre, mercredi à Paris, avec Michel Barnier, ministre de la Pêche. « On attend surtout la vérité. On ne veut plus entendre de salades. Il faut savoir s'il y a une volonté française de faire durer la pêche, souligne José Jouneau. Nous savons que le prix du gasoil n'est pas négociable. Alors qu'on nous donne des quotas. La solution passe par l'Europe. »
Laurence MONARD.
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