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Les marins pêcheurs sablais attendent et espèrent que d'autres ports rejoignent leur mouvement de protestation contre la hausse du gazole. : Photos Natacha FavreauDepuis samedi matin, sept chalutiers sablais et deux filins tirés en travers du chenal d'accès, bloquent le port des Sables-d'Olonne. La raison : un gazole trop cher.
Ouverture pour les plaisanciers
A une encablure des quais de pêche, l'inquiétude pointe ce dimanche matin au nouvel accueil plaisance. Une demi-douzaine de bateaux sont en mer. Chacun a été prévenu de la situation, mais « ça risque de poser problème (ce) lundi, quand ils seront sur le retour » vers le port d'attache.
Les marins pêcheurs ont vite rassuré : « (Ce) lundi midi, à l'heure de la marée haute, on ouvrira le port pour laisser entrer les plaisanciers. » Mais entrer seulement, pas question de laisser sortir. « On ouvre pendant une demi-heure, ou une heure, le temps que ceux qui seront rassemblés puissent passer et après on ferme. Et c'est terminé. »
Déterminé
Le ton est déterminé. Il l'était visiblement tout autant peu avant, lors de la rencontre en milieu de matinée avec le sous-préfet : « On nous a demandés de lever le barrage. On a refusé » indique Gérard Huguet, patron pêcheur et porte-parole du mouvement de grève.
Michel, 50 ans dont trente ans de métier, exhibe sa fiche de paie « après dix jours en mer » : 245,93 €. Pas d'autres marées en vue. Alors ce sera tout pour ce mois-ci. « Jamais on n'a connu de revenus aussi faibles. »
Flambée du gazole
En cause, le prix du gazole (voir notre édition d'hier dimanche 11 mai) : « 70 centimes/litre » quand « il faudrait qu'il soit à 30 centimes, et de façon durable ! »
Un discours qui s'était déjà exprimé en mars dernier, lorsque les indemnités pour l'aide au gazole tardaient à venir (voir notre édition du jeudi 20 mars). « On pense qu'il faut prendre l'aide et continuer à discuter ensuite pour trouver une solution pérenne » estimait alors Jean Garnier, président du comité local des pêches.
Depuis samedi matin, l'impatience a tourné court.
R. L-M.