' Quatrine ' Ringer fait sa mue en solo
Après les Francofolies de La Rochelle, Catherine Ringer chantera les Rita Mitsouko and more, dimanche soir, à Poupet.
Elle a repris la route des concerts. Sans Fred Chichin, son complice des Rita Mitsouko. Elle veut changer de prénom. Confidences en exclusivité.
Bourrée d'énergie, Catherine Ringer a bluffé, mardi soir, le public des Francofolies. Tout au long du concert, soutenue par un excellent groupe, elle a alterné les tubes des Rita Mitsouko, les chansons du dernier album (en français ou en anglais) et quelques reprises, dont une de David Bowie.
Au bord de la scène, la chanteuse Camille dansait comme une furie sur les chansons de son aînée. De son côté, Catherine Ringer a avoué avoir « beaucoup aimé » le spectacle de la jeune artiste, qui se produisait avant elle. « J'ai trouvé ça très musical, avec de l'imaginaire, des sentiments. Elle prend des risques. Elle a plein de musiques en elle. » Catherine Ringer évoque aussi Philippe Katerine, avec qui elle « aimerait faire des trucs ».
Après la mort, en novembre, de son compagnon de vie et de musique, Fred Chichin, Catherine Ringer a voulu rapidement rebondir. Elle est partie chanter en tournée le répertoire des Rita Mitsouko, leur ancien groupe. Avant de pouvoir passer, dès la rentrée, à autre chose. Elle interprète ainsi deux chansons (dont celle du Parrain, Parle plus bas) dans un album du Napolitain Mauro Gioia, sur des musiques de Nino Rota.
« Je vis dans le manque »
« Oui, je vis dans le manque de Fred, lâche t-elle dans une voix gorgée d'émotion. Mais, j'ai l'énergie et je ne vais pas m'installer dans le passé. Avec Fred, on pensait partir habiter ailleurs, vraisemblablement en Angleterre. Je crois que je vais rester ici. Et vivre dans le présent. Les épreuves forgent toujours le caractère. »
Elle a déjà écrit de nouvelles chansons : « J'ai envie d'enregistrer un album assez vite. Quand on tombe de cheval, il faut rapidement remonter. » Elle explique être entrée en studio avec le guitariste et réalisateur américain Mark Plati : « On sautait sur une idée. On la mettait en oeuvre. On ne réfléchissait pas. On ne voulait pas s'auto-censurer. On jugera après. Certains titres sont finis. L'un s'appelle Zebar, il est en anglais. Pardon est en français. En fait, cela dépend de la rythmique des mots. Ce sont des titres bien balancés, pas trop longs, à la Beatles. »
Il y aura d'autres chansons, avec d'autres musiciens : « J'aime travailler en duo, même si ce ne sera pas pareil qu'avec Fred. Il était exigeant et, de nos frictions musicales, naissait le feu. C'est la base de la vie. » Et la voilà qui semble réfléchir tout haut : « Je vais garder mon nom, mais changer l'orthographe de mon prénom, en l'écrivant Quatrine. Je trouve ça plus beau. Et plus rock'n'roll, non ? »
Michel TROADEC.
En concert ce soir, à Poupet (Vendée)
Ouest-France